
REPONDRE AUX INJONCTIONS AU RISQUE DE SE PERDRE
C’est un questionnement qui revient souvent, dans mon entourage, chez le personnes que j'accompagne, qui me tient à coeur également.
Pour commencer on peut se demander quelles sont ces injonctions et d’où viennent-elles ?
On peut distinguer celles qui viennent de l’extérieur et celles que nous nous imposons.
Celles qui viennent de l’extérieur sont principalement dictées par la société, l’éducation, la religion, la famille, les amis, les personnes avec qui nous partageons notre vie.
Les injonctions qui viennent de nous sont ces obligations que nous nous imposons. En effet nous n’avons pas toujours besoin des autres pour nous auto-flageller. Cela est souvent dicté par des bons sentiments, une loyauté envers des personnes.
Il y a également celles qui nous semblent venir de nous mais qui, en réalité, sont liées à des mécanismes que nous ne percevons pas. Là où nous croyons faire des choix, nous répondons souvent à des fonctionnements qui ne nous appartiennent pas, à des mémoires liées à d’autres vies, à des mémoires transgénérationnelles liées à nos lignées paternelles et maternelles.
Quand nous nous sentons obligés d’avoir des fonctionnements dictés par l’extérieur, la plupart du temps nous y obéissons par habitude, tout le monde ne répond-il pas en effet aux règles de la société ?
Cependant quelquefois, quand notre questionnement grandit, on peut avoir du mal à accepter certaines règles. Sont-elles réellement justes ? Pour le bien de tous ? est-ce que j’y trouve mon compte ?
Et ce devoir de loyauté, est-ce que j’y réponds parce que j’en ai envie ou parce que je me sens obligé ?
Quant aux fonctionnements liés aux mémoires karmiques et transgénérationnelles, que faire si cela ne m’appartient pas ?
Dans tous les cas, la question est : est-ce que cela me rend heureux ?
Effectivement si nous agissons uniquement par obligation, pour faire plaisir, pour être aimé pour être aimable, nous nous retrouvons dans un schéma de sauveur, de victime et nous sommes alors dans le sacrifice. Ne laisse-t-on pas alors notre pouvoir à l’autre ?
Il peut s’agir de petites choses, de choix que l’on peut qualifier « sans importance » mais n’est-il pas important de se respecter même dans les petites choses ?
Quand un proche est en mauvaise santé et que nous devons nous en occuper, il est difficile de ne pas se perdre. Car avec la loyauté, il peut y avoir un lien d’amour qui nous unit à la personne. Comment se positionner alors ? Comment équilibrer ce service que nous voulons donner quand quelquefois la tâche est trop rude. Elle est trop rude quand elle nuit à notre santé, à notre équilibre.
Comment ne pas s’oublier ? posons-nous la question : est-ce que cette situation est juste moi ?
Il y a également des accords qui sont faits entre les âmes dans le but de s’aider et s’accompagner dans l’incarnation présente, et cela est juste. Cependant les accords d’âmes ne demandent pas à un être de se perdre pour l’autre. Si c’est le cas, ce n’est ni juste, ni aligné et l’être est dans le sacrifice.
Les âmes choisissent de s’incarner afin d’expérimenter pour évoluer et grandir.
Le sacrifice peut-il être une expérience ? Je dirais qu’il peut l’être mais alors pour un temps, pour conscientiser l’importance de se respecter avant tout. Le don de soi sans respect de soi est le non amour de soi. Il ne s’agit pas d’égocentrisme, il s’agit juste de l’équilibre entre les êtres, l’amour donné par un être qui se respecte et peut de ce fait donner à l’autre dans la joie.
A défaut, ce don peut se transformer en colère, colère contre celui qu’on juge coupable de nous opprimer. Pourtant à y regarder de plus près, qu’est-ce qui nous met en colère, qui nous opprime ? L’autre ou bien soi-même pour avoir tout accepté sans se respecter ou dire non quand cela est trop.
Dans les parcours des aidants, il y a cette conscientisation à un moment donné qui permet de pouvoir continuer sereinement. Il faut savoir dire non et passer la main quand cela est possible et dans tous les cas s’accorder des moments de joie, pour soi.
Le mal-être et la tristesse sont des signes qui peuvent nous indiquer que nous ne sommes pas alignés avec notre mission de vie et dans ce cas peut-être que nous donnons sans nous respecter.
En conclusion, ne vous oubliez pas pour les autres, ce n’est ni juste pour vous, ni pour eux. N’oubliez pas ce que vous portez en vous, cette lumière qui est vôtre, ne la laissez pas s’éteindre. Faites-vous aider au besoin si vous vous sentez vaciller.
Je vous souhaite une très belle journée pleine de joie, d’amour et de lumière
Armelle Jagu – thérapeute énergéticienne – formatrice –
www.armelle-jagu.fr 06 78 23 54 02

